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Récit de voyage au Botswana : À la découverte du delta de l’Okavango

18.06.2019
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En mai 2019, Winnie, notre spécialiste de l’Afrique est retournée dans le delta de l’Okavango 8 ans après sa dernière visite.

Impala

La première chose qui m’a frappée c’est l’odeur.

L’odeur du delta, tout simplement. Je retrouve cette odeur rencontrée la première fois qui paraît si familière et agréable. L’odeur de la sauge sauvage. Les hauts buissons qui se dressent sur notre chemin exhalent leur parfum dès que nous les écrasons en roulant dessus.

Je suis bien au Botswana, en route vers la réserve sauvage Moremi dans le delta de l’Okavango, plus précisément dans la région de Khwai située à l’est du delta. Khwai est une zone dite de « concession », ce qui signifie que ce sont les habitants de la région qui gèrent la partie administrative du site et bénéficient des revenus qu’ils en retirent. En conséquence ce sont eux qui fixent les règles et dans cette région de Khwai, contrairement à Moremi qui dépend de l’État, il est possible de faire des sorties la nuit pour observer les animaux ainsi que du hors piste.

Hippopotame

Les paysages sont d’une extrême variété. Tandis que de gigantesques arbres mopanes dominent dans certaines zones au sol argileux, d’autres sont quasi désertiques. Parfois, les étendues plates sont inondées et l’eau noie les arbres qui, une fois l’eau absorbée par le sol se dressent, dépouillés de leurs feuilles avec des nuances argentées dans le ciel bleu. Mais nous sommes dans le delta de l’Okavango où l’on trouve de l’eau toute l’année. Qu’il s’agisse de l’eau qui vient des montagnes de l’Angola, soit celle qui tombe à la saison des pluies. Et là où il y a de l’eau, on trouve une végétation luxuriante. Là des hérons perchés sur une seule patte, des perroquets et des coléoptères qui grouillent au bord de l’eau et attirent presque, (mais seulement presque) l’attention des nombreux hippopotames.

Èléphant

Ce qui m’impressionne le plus au Botswana c’est le caractère sauvage du pays.

C’est peut-être parce que je sais qu’une partie des éléphants viennent du Zimbabwe, de la Namibie et de l’Angola car ils ont fui la guerre civile et le braconnage. Et même si la guerre civile a pris fin depuis longtemps en Angola, les éléphants en ont gardé une mémoire…. d’éléphant. Il faudra des générations d’éléphants avant qu’ils n’osent rentrer « chez eux ». Mais le simple fait qu’ils puissent rentrer chez eux le jour où ils le décideront, sans être stoppé par la moindre barrière ou clôture me laisse sans voix.

C’est peut-être parce qu’ici, les touristes sont rares. Le Botswana a la réputation d’être un pays de safari coûteux que seuls les riches peuvent se payer. C’est certainement vrai avec quelques bémols, mais le fait de ne pas devoir partager son léopard avec de nombreux autres véhicules safari contribue certainement au sentiment que l’on éprouve d’être au milieu de la nature sauvage !

Lion

C’est peut-être dû également au fait qu’au Botswana, les campements de tentes doivent constamment changer de place afin de ne pas gêner la vie des animaux. Ici c’est la nature qui décide.

Quoi qu’il en soit, lorsque je suis au Botswana, j’ai toujours l’impression de prendre part à un reportage sur la nature tourné par la BBC au milieu du parfum de la sauge sauvage.

Winnie, VotreAfrique.fr

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